Management agile? La leçon de Tom Cruise.

Management agile? La leçon de Tom Cruise.

J’ai observé du Management agile au quotidien, un super Manager qui se forge une légende bien personnelle*. Où ça? Dans un film d’extra-terrestres. Original, n’est-ce pas ! Il s’agit de Edge of tomorrow. Avec qui? Tom Cruise. Comment? Il est aux prises avec des extra-terrestres intelligents et adaptatifs, et ça barde. Voici une séance d’expli, autre que Bim Boum & muscles bien huilés.

Management agile, comment le révéler ?

Ici Tom passe de Manager impuissant à Super Manager. Son secret ? Il met son Ego (ses croyances) de côté et en se concentrant sur des objectifs très précis, sans oublier son équipe.

Le pitch du film : Les « Mimics » dominent totalement les humains dans les combats depuis des années et ces derniers sont à bout de souffle, jusqu’au jour où Tom Cruise, alias William Cage qui n’a aucune expérience militaire, va se retrouver du jour au lendemain en mission. Evidemment il meurt, quasiment immédiatement, mais, pris dans une faille temporelle, il renaît à chaque fois, tel le Phoenix. Il est destiné à revivre de façon infinie la même journée. Aussi il n’avance dans le temps que s’il apprend de ses erreurs, anticipe, bref, s’auto corrige et pratique l’ouverture d’esprit totale. Une révolution dans sa vie.

Le rôle de Rita : coacher le Manager à mort !

La belle Rita Vrataski alias Emily Blunt va l’aider à devenir un guerrier hors norme et à percer la stratégie des aliens. Or elle est un coach militaire impitoyable. Elle l’entraîne jusqu’à ce qu’il soit opérationnel, ce qui implique de le tuer à chaque fois qu’il n’atteint pas les objectifs fixés, sorte de « reset à mémoire constructive». Bien entendu, je ne vous spoilerai pas la fin du film, car elle est fort complexe.

Mourir 200 fois pour sauver la planète !

La mort ici, pique presque la vedette à Tom Cruise.

Mourir pour s’améliorer (théorie des âmes, de la réincarnation, qui changent de corps et progressent vers le stade ultime de l’illumination spirituelle, vers la lumière).
La mort relance l’histoire à chaque fois (parallèle avec d’autres films : « Un jour sans fin », « Il faut sauver le soldat Ryan », « Source code »).
La mort, livre blanc du succès ! Les basiques du jeu vidéo revisités (avoir plusieurs vies, améliorer chacune d’entre elles pour mourir le plus tard possible, et ce faisant, gagner la bataille).

Le Manager Tom fait du développement personnel.

Cette boucle temporelle est une prison qui lui sert de labo pour évoluer.. et devenir agile.

Expérimenter chaque action, en tirer les conséquences, donc des apprentissages, et des actions,
-D’être dans une conscience de l’instant, de vivre donc l’instant à 100% : soit il meurt, et vite, soit il survit, mais pour combien de temps ?
-En mourant il expérimente le renoncement, le lâcher prise, il fait abstraction de la mort pour se mettre au service de la guerre (du bien commun) contre les extraterrestres.
-Il se donne une seconde chance éternellement ! La « yes I can » attitude !
-Il est capable de transformer son être et de modifier son cerveau, un neuro-scientifique autodidacte.
-Améliorer la confiance en soi, à chaque renaissance, il « sait », donc il peut anticiper chaque comportements des autres, il est plus rapide.
-L’acharnement, le dépassement de soi, le service aux autres, rien d’autre.
L’humilité face à plus grand que soi, et plus intelligent.
Se réinventer chaque jour, chaque jour est un nouveau défi.
Devenir rusé comme un renard, pour contrer la tactique de l’ennemi.

Mais aussi pour se libérer.. 

Apprivoiser le temps, pour mieux le dépasser, l’éternité pour seul compagnon, relativité du temps.
-Ecrire son récit de vie, être l’acteur de sa propre destiné, l’assertivité.
-Retrouver du sens à ce qu’il fait, la congruence.
Motiver, fédérer ses troupes, répartir les tâches, s’effacer devant l’intelligence collective.
-Mettre son Ego au service du projet, et non pas le projet au service de son Ego.
-Générer confiance et dévouement.
-Se sacrifier pour le bien commun, le don de soi,
Etre authentique, ne plus se mentir, et avancer.
-Gérer l’échec comme une chance, se donner le droit de tout rater avant d’être opérationnel, tenter différentes approches.
-La connaissance lui-même lui permet de faire enfin jouer son instinct, et d’écouter son cœur.
-Apprendre ce qu’est la responsabilité : prendre ses décisions en étant capable d’en assumer toutes les conséquences négatives et positives. Il assume constamment toutes les conséquences de ses actes.

Après tout cela, que pensez-vous que Tom fasse ? Et bien si l’on prend le film comme la métaphore de sa carrière, Tom fait la paix avec lui-même en sachant qu’il a eu la parole juste, cessé d’en faire une affaire personnelle, arrêté de faire des suppositions et enfin, donné le meilleur de lui-même**. Tom est fort, très fort.

* « L’alchimiste » de Paolo Coelho
** « Les 4 accords toltèques » de Miguel Ángel Ruiz

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